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La sangha extraordinaire se référant
à tous ceux du passé, qui, parvenus
à l'éveil, continuent de guider
les êtres ; on les appelle des bodhisattvas.
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La sangha ordinaire constituée de moines
et de nonnes portant la robe du Bouddha. Comme
nous, ils cheminent sur la voie menant vers l'éveil,
nous accompagnant et nous aidant afin de nous
empêcher d'errer dans le samsara.
Prenant
refuge en les Trois Joyaux, il nous faut développer
une motivation correcte, parfaitement pure. Cette
motivation est "l'esprit d'éveil" ou bodhicitta.
Rechercher l'éveil dans un but égoïste
ne mène pas vraiment à la bouddhéité.
Pour atteindre l'état de Bouddha, s'oublier
soi-même et développer une vision
altruiste - la bodhicitta - sont nécessaires.
Toutes nos actions devraient tendre vers la cessation
de nos souffrances et de celles de tous les êtres
sans exception.
Nous pratiquons le Vajrayana. Cela implique notre
rattachement direct à une lignée
de transmission d'enseignement totalement pure,
depuis le Bouddha jusqu'à nos jours. La
transmission s'effectue de Maître réalisé
à Maître réalisé. Dans
le Vajrayana, il est nécessaire d'établir
ce lien d'une manière spirituelle, en se
tournant non seulement vers une lignée
authentique de transmission, mais aussi vers un
maître réellement présent.
Cette troisième invocation consiste en
la pratique du Gourou Yoga, le lien au lama et
à la lignée de transmission.
Ces invocations sont écrites en tibétain.
Les personnes ne sachant pas lire cette langue
peuvent développer la motivation d'atteindre
l'éveil, et unir leur esprit à la
lignée ou au lama.
C'est l'attitude qu'il convient d'avoir.
Qu'entend-on
par méditation ?
C'est
un état de non-distraction, de parfaite
vigilance et de clarté, dans lequel l'esprit
demeure fixé sur un support de concentration.
La méditation dans l'action implique un
entraînement de l'esprit à un certain
mode de fonctionnement.
Il existe deux sortes de méditation :
-
la méditation assise
- la méditation aux travers de nos activités
quotidiennes, qui consiste à y maintenir
la vigilance et une claire conscience, ce qui
nécessite de l'entraînement.
En
général, la méditation revêt
deux aspects que l'on poursuit conjointement :
-
un aspect vaste, la réalisation de toutes
les potentialités de la nature de Bouddha
qui sommeillent en nous ; pour accéder
à cet état, il est nécessaire
de suivre une voie d'entraînement progressif.
- un aspect de pacification, dans lequel on entraîne
son esprit à demeurer dans le calme et
à s'y maintenir.
Le
chemin de l'entraînement de l'esprit permet
d'obtenir certains résultats. Lorsqu'on
parle de méditation en action, on se trouve
face à des résultats très
intéressants : le fruit de notre méditation.
Lorsqu'on parle de méditation, on parle
de clarté de l'esprit ; on voit les choses
et les phénomènes avec davantage
de netteté, avec une acuité plus
grande que notre vision actuelle. Développer
et maintenir cet état de clarté
est important, non seulement pendant la méditation,
mais aussi dans toutes les circonstances de la
vie. Pendant la méditation, on apprend
à ne pas se laisser emporter et à
demeurer dans la non-production. Ce "non agir
de l'esprit" consiste en une parfaite attention
n'intervenant absolument pas dans les phénomènes.
L'esprit perçoit les situations et en prend
conscience sans cependant les altérer.
Une
fois développée cette conscience,
il convient de l'utiliser ensuite dans la vie
quotidienne. Dans l'état ordinaire, nous
altérons constamment les phénomènes
en brouillant la réception de ce que transmettent
nos sens. En fait, nous ne voyons pas les choses
telles qu'elles apparaissent ; nous les interprétons
constamment en y ajoutant nos propres messages.
Par
contre, en développant la limpidité
de l'esprit, on devient capable tout en marchant,
parlant, etc. de percevoir les choses telles qu'elles
sont. Bien entendu, un tel résultat ne
s'obtient pas instantanément. Comme toutes
les choses de l'esprit, on doit développer
et ancrer ces habitudes de limpidité et
de clarté très profondément
en nous.
En
atteignant le but ultime, on est capable de percevoir
le véritable aspect des phénomènes
au travers des illusions ; c'est ce qu'on appelle
la suprême connaissance. En attendant d'atteindre
ce but ultime, l'entraînement à la
méditation procure des bienfaits immédiats,
perceptibles par une diminution des tensions,
une plus grande clarté et limpidité
d'esprit et un détachement de beaucoup
de choses, qui n'étaient que des agitations
superficielles de l'esprit. On peut enfin s'appuyer
sur des qualités profondes que l'on développe
pleinement. A partir de notre conception dualiste,
donc de la saisie égocentrique, une forme
de rapport entre moi et ce qui n'est pas moi (les
autres! s'établit. Mais ces rapports sont
entachés d'émotions ; ils sont chargés
positivement ou négativement, ou bien encore
d'une manière que nous appelons ignorance.
Au travers de l'examen de nos rapports à
autrui, nous prenons conscience des différentes
émotions et de la façon de les traiter,
et notamment comment développer les différents
aspects de la suprême connaissance depuis
ces émotions. Nous verrons plus tard, à
partir de nos propres expériences, comment
adapter les émotions à la méditation.
Pour
obtenir un résultat correct, une méditation
claire et dépourvue de tout brouillage,
il convient de réunir six conditions impliquant
des conséquences du point de vue du méditant,
mais aussi du point de vue de l'objet de la méditation
et des circonstances extérieures.